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Table des matières
Abréviations des Livres de la Bible
Abréviations des Documents du Magistère
Pape Jean-Paul II à la Légion de Marie
Note préliminaire
Profil de Frank Duff

Photographies
Frank Duff
L'autel légionnaire
Vexilla

Chapitres
1. Nom et Origine
2. But
3. Esprit de la Légion
4. Le Service légionnaire
5. Les Traits fondamentaux de la Dévotion légionnaire
6. Les Devoirs des légionnaires envers Marie
7. Le Légionnaire et la Sainte Trinité
8. Le Légionnaire et l'Eucharistie
9. Le Légionnaire et le Corps mystique du Christ
10. L'Apostolat de la Légion
11. Plan de la Légion
12. Les Buts extérieurs de la Légion
13. Conditions d'admission
14. Le Praesidium
15. La Promesse légionnaire
16. Autres Degrés d'affiliation
17. Les Âmes des légionnaires défunts
18. Déroulement de la réunion du praesidium
19. La Réunion et le membre
20. Le Système invariable de la Légion
21. Foyer Mystique de Nazareth
22. Les Prières de la Légion
23. Les Prières invariables
24. Les Patrons de la Légion
25. Tableau de la Légion
26. La Tessera
27. Le Vexillum Légionis
28. Gouvernement de la Légion
29. Fidélité légionnaire
30. Rassemblements
31. Extension et recrutement
32. Objections à prévoir
33. Devoirs Fondamentaux des légionnaires
34. Devoirs des Officiers de praesidia
35. Ressources
36. Praesidia qui nécessitent une mention spéciale
37. Suggestions concernant les travaux
38. Les Patriciens
39. Directions Fondamentales pour l'apostolat légionnaire
40. Allez proclamez l'Évangile à toute la création
41. La plus grande d'entre elles, c'est la Charité

Appendices
Appendice 1: Lettres et Messages des Papes
Appendice 2: Extraits de la Constitution dogmatique sur l'Église, Lumen Gentium, du concile Vatican II
Appendice 3: Extraits du Code de droit canonique sur les obligations et les droits des fidèles laïcs du Christ.
Appendice 4: La Légion Romaine
Appendice 5: Confrérie de Marie, Reine des Coeurs
Appendice 6: La Médaille de l'Immaculée Conception appellée la médaille miraculeuse
Appendice 7: La Confrérie du Très Saint Rosaire
Appendice 8: L'enseignement de la doctrine chrétienne
Appendice 9: Association pionnière du Sacré Coeur pour l'abstinence totale
Appendice 10: Étude de la foi
Appendice 11: Synthèse mariale

La prière de St Bernard

Indexes
Index des Références bibliques
Index des Documents du Magistère
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Index d'Auteurs et autres Personnes dignes de mention
Index des sujets

Note des références à Notre Seigneur

Poème de Joseph Mary Plunkett


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Chapitre 8

8

LE LÉGIONNAIRE ET L'EUCHARISTIE

1. La Sainte Messe

Il a déjà été souligné que la sainteté des membres est d'une importance fondamentale pour la Légion. C'est d'ailleurs leur premier moyen d'action, car un légionnaire ne peut être le canal de la grâce pour les autres que dans la mesure où il la possède lui-même. Voilà pourquoi, à son entrée dans la Légion, chacun demande instamment, par Marie, d'être rempli de l'Esprit Saint et employé comme instrument de sa puissance pour renouveler la face de la terre.

Les grâces ainsi demandées découlent toutes du sacrifice de Jésus Christ au Calvaire. Par la messe, le sacrifice de la croix est continué parmi les hommes. La messe n'est pas une simple représentation symbolique du passé: elle rend réellement et actuellement présente parmi nous cette action suprême que Notre-Seigneur a consommée au Calvaire et qui a racheté le monde. La messe possède la même valeur que le sacrifice de la croix, car les deux ne sont qu'un seul et même sacrifice, le temps et l'espace ayant été dépassés par la main du Tout-Puissant. Le prêtre et la victime ne font qu'un, le cadre seul diffère. La messe contient tout ce que le Christ a offert à Dieu, et tout ce qu'il a acquis pour les hommes; et les offrandes de ceux qui assistent à la messe ne font qu'un avec la grande offrande du Christ.

Dès lors, si le Légionnaire désire pour lui-même et pour autrui une abondante participation aux dons de la Rédemption, il doit avoir recours à la messe. En raison des occasions et des circonstances, si diverses selon les individus, la Légion n'impose pas à ses membres une obligation particulière sur ce point. Soucieuse de leurs âmes, et de l'efficacité de leur apostolat, elle les exhorte cependant avec instance à y assister fréquemment - tous les jours si possible - et d'y recevoir la sainte Communion.

Les légionnaires accomplissent leurs actions en union avec Marie. Cela s'applique d'une façon spéciale dans leur participation à la célébration eucharistique.

Comme nous le savons, la messe se compose de deux parties principales - la liturgie de la Parole et celle de l'Eucharistie. Il est important d'avoir à l'esprit que ces deux parties sont si liées l'une à l'autre qu'elles constituent un seul acte de culte. (SC 56) Pour cette raison, les fidèles devraient participer à la messe dans sa totalité, c'est-à-dire à la table de la Parole de Dieu et à celle du Corps du Christ, préparées toutes les deux pour que les fidèles reçoivent l'enseignement et la nourriture. (SC 48, 51)

" Le sacrifice de la messe n'est pas un simple rappel symbolique du sacrifice de la Croix. Au contraire, le sacrifice du Calvaire y est actuellement présent, comme une magnifique réalité indépendante du temps. L'espace et le temps ne sont plus. Le même Jésus qui mourut sur la croix est présent ici. Toute l'assemblée s'unit à sa sainte volonté de se sacrifier, et, par Jésus présent devant elle, se consacre en oblation vivante au Père céleste. Ainsi la sainte messe est une redoutable réalité, la réalité même du Golgotha qu'il nous est donné de posséder. Des flots de douleur, de repentir, d'amour, de piété, d'héroïsme et d'esprit de sacrifice découlent de l'autel et passent sur l'assemblée en prière." (Karl Adam: L'Esprit du Catholicisme)

2. La Liturgie de la Parole

La messe est avant tout une célébration de la foi, de cette foi qui naît en nous et se nourrit par l'audition de la Parole de Dieu. Nous nous rappelons ici les paroles de l'Instruction générale du Missel (No. 9): " quand les Écritures sont lues à l'église, c'est Dieu lui-même qui parle à son peuple, et le Christ, présent dans ses paroles proclame l'Évangile. Dès lors, les lectures de la Parole de Dieu sont parmi les éléments les plus importants de la liturgie, et toutes les personnes présentes devraient les écouter avec révérence." L'homélie est également d'une grande importance. C'est une partie nécessaire de la messe, le dimanche et les jours de fête; quant aux autres jours, il est désirable qu'il y ait une homélie. Par ce moyen, le célébrant explique le texte sacré à la lumière de l'enseignement de l'Église, pour l'affermissement de la foi de ceux qui sont présents.

Quand nous participons à la célébration de la Parole, Notre-Dame est notre modèle car elle est " la Vierge attentive qui reçoit la Parole de Dieu avec la foi qui, dans son cas, fut le portait et le sentier vers la divine maternité" . (M Cul 17)

3. La Liturgie de l'Eucharistie en union avec Marie

Notre-Seigneur n'a pas commencé son oeuvre de Rédemption sans le consentement de Marie, solennellement demandé et donné librement. De même, il ne l'a pas achevée sur le Calvaire sans la présence et l'accord de sa Mère. " De cette union de souffrances et de volonté entre Marie et le Christ, elle a mérité de devenir à juste titre la restauratrice de l'humanité déchue et la dispensatrice de toutes les grâces du Christ méritées par sa mort et par son sang." (AD 9) Au Calvaire, elle s'est tenue debout au pied de la croix de Jésus, représentant ainsi toute l'humanité, et à chaque nouvelle messe l'offrande du Sauveur s'accomplit suivant les mêmes conditions. Elle n'est pas moins présente à l'autel qu'elle ne l'a été auprès de la croix. Elle est là comme toujours, coopérant avec Jésus - la Femme, prophétisée dès le commencement, écrasant la tête du serpent. Une attention aimante envers Marie devrait dès lors faire partie de chaque messe bien entendue.

Au Calvaire, avec Marie, se trouvaient aussi les représentants d'une Légion, le centurion et ses hommes, qui, inconsciemment il est vrai, prirent une triste part au sacrifice de la Victime, en crucifiant le Seigneur de Gloire. (1 Co 2:8) Cependant, merveille des merveilles, la grâce éclate sur eux. " Contemplez et voyez," dit saint Bernard, " combien la foi a le regard perçant. Considérez attentivement quels yeux de lynx elle possède. Au Calvaire, elle rendit le centurion capable de voir la vie dans la mort, et, dans un dernier soupir, l'Esprit souverain. " En contemplant leur victime morte et défigurée, les légionnaires proclamèrent qu'il était vraiment le Fils de Dieu. (Mt 27:54)

La conversion de ces rudes et violents légionnaires était le fruit rapide et inattendu de la prière de Marie. Ils étaient les premiers enfants, un peu étranges, que la Mère des hommes recevait au Calvaire. Cependant ils ont dû rendre cher à son coeur le nom de légionnaire. Aussi lorsque ses propres légionnaires - associés à son intention et coopérant à son oeuvre - assistent à la messe quotidienne, qui peut douter qu'elle ne les rassemble autour d'elle, qu'elle ne leur donne " les yeux de lynx" de la foi et son propre coeur débordant d'amour, de telle sorte qu'ils puissent entrer plus intimement (et avec un profit plus grand) dans le sublime sacrifice du Calvaire qui se continue.

Quand ils verront le Fils de Dieu élevé de terre, ils s'uniront à lui pour ne faire avec lui qu'une seule victime, car la messe est leur sacrifice aussi bien que le sien. Puis, ils devraient recevoir son Corps adorable, pour obtenir la plénitude des fruits du divin sacrifice; en effet, il importe que les assistants communient avec le prêtre à la chair de la victime immolée.

Ils comprendront alors le rôle essentiel de Marie, la nouvelle Ève dans ces saints mystères - rôle tel, que le Pape Pie XI a pu dire: " Quand son Fils bien-aimé consommait la rédemption de l'humanité sur l'autel de la croix, elle se tenait à coté de lui, souffrant et rachetant avec lui" . Quand les légionnaires s'éloignent de l'autel, Marie demeure avec eux, les faisant participer à la distribution des grâces, déversant par eux les trésors infinis de la rédemption sur chacune des personnes qu'ils rencontrent ou pour lesquelles ils travaillent.

" Cette maternité est particulièrement perçue et vécue par le peuple chrétien dans le Banquet Sacré - célébration liturgique du mystère de la Rédemption - où se rend présent le Christ, en son vrai corps né de la Vierge Marie.

À juste titre, la piété du peuple chrétien a toujours vu un lien profond entre la dévotion à la Sainte Vierge et le culte de l'Eucharistie; c'est là un fait que l'on peut observer dans la liturgie tant occidentale qu'orientale, dans les traditions des familles religieuses, dans les mouvements contemporains de spiritualité comprenant ceux des jeunes, et dans la pastorale des sanctuaires marials. Marie conduit les fidèles à l'Eucharistie." (RMat 44)

4. L'Eucharistie, Notre Trésor

L'Eucharistie est le centre et la source de la grâce: par conséquent elle doit être la clé de voûte du système légionnaire. L'activité la plus ardente n'accomplira rien de valable, si elle oublie pour un instant que son but principal est d'établir le règne de l'Eucharistie dans tous les coeurs, car c'est ainsi que s'accomplit le dessein que Jésus avait en venant dans le monde. Ce dessein était de se communiquer aux âmes pour qu'elles ne fassent qu'un avec lui. Le moyen de cette communication est principalement la sainte Eucharistie. " Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde." (Jn 6 51-52)

L'Eucharistie est le bien infini. Dans ce sacrement, en effet, se trouve Jésus lui-même, aussi présent qu'autrefois dans sa maison de Nazareth ou dans la Chambre haute du Cénacle à Jérusalem. La sainte Eucharistie n'est pas un simple symbole de sa présence, ni un instrument de sa puissance; Jésus y est lui-même substantiellement présent. Aussi bien, celle qui l'avait conçu et nourri " retrouvait dans l'hostie adorable le fruit béni de ses entrailles, et renouvelait dans sa vie d'union avec sa présence sacramentelle les jours heureux de Bethléem et de Nazareth" . (Saint Pierre Julien Eymard)

Bon nombre de personnes qui ne voient guère mieux en Jésus qu'un homme inspiré lui rendent cependant honneur et l'imitent. S'ils voyaient en lui quelqu'un de plus grand, ils l'honoreraient davantage. Par conséquent, quelle devrait être à son égard la conduite de ceux qui sont dans la maison de la foi? Comme ils sont inexcusables ces catholiques qui croient, sans agir conformément à leur croyance. Ce Jésus, que d'autres admirent, les catholiques le possèdent - toujours vivant dans l'Eucharistie. Ils ont libre accès auprès de lui, ils peuvent et ils devraient le recevoir même tous les jours, comme la nourriture de leurs âmes.

Considérant ces choses, on voit comme il est triste qu'un héritage aussi splendide soit négligé; que des personnes tout en croyant à la présence réelle, acceptent que le péché ou l'indifférence les prive de cet aliment vital auquel Notre-Seigneur pensait pour leurs âmes, dès le premier instant de son existence terrestre. Même comme nouveau-né à Bethléem (ce qui veut dire Maison du Pain) il était couché sur la paille, dont il était le Blé divin: destiné à devenir le pain du ciel qui les unirait à lui et entre eux dans le Corps mystique.

Marie est la Mère de ce Corps mystique. De même que jadis elle s'occupait attentivement des besoins du Christ-enfant, ainsi désire-t-elle aujourd'hui nourrir ce Corps mystique dont elle est non moins la Mère. Son coeur doit être dans l'angoisse en voyant que son enfant dans le Corps mystique a faim - qu'il est même mourant de faim - parce que peu se nourrissent comme ils le devraient du Pain divin, tandis que beaucoup s'en privent totalement. Ceux qui tendent à s'associer à Marie dans son soin maternel des âmes, qu'ils partagent son angoisse et mettent tout en oeuvre en union avec elle, pour apaiser cette faim du Corps du Christ. Tous les chemins d'accès de l'action légionnaire doivent être employés pour éveiller la connaissance et l'amour du Saint Sacrement, et déraciner le péché et l'indifférence qui en éloignent tant de gens. Chaque bonne communion obtenue constitue un immense bienfait. Par l'âme qui en bénéficie directement, elle nourrit le Corps mystique du Christ tout entier et le fait croître en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes. (Lc 2:52)

" Cette union de la Mère avec son Fils dans l'oeuvre de la rédemption atteint son sommet sur le Calvaire, où le Christ " s'offrit lui-même comme parfait sacrifice à Dieu" (He 9:14) et où Marie se tint auprès de la Croix (cf Jn 19:25) " souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d'un coeur maternel à son sacrifice, donnant à l'immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour" et l'offrant, elle aussi au Père éternel. Pour perpétuer à travers les siècles le Sacrifice de la Croix, le divin Sauveur a institué le Sacrifice eucharistique, Mémorial de sa Mort et de sa Résurrection, et l'a confié à l'Église son Épouse: celle-ci surtout le dimanche, convoque les fidèles pour célébrer la Pâque du Seigneur jusqu'à ce qu'il revienne. L'Eglise l'accomplit en communion avec les Saints du ciel et d'abord avec la bienheureuse Vierge, dont elle imite la charité ardente et la foi inébranlable." (MCul 20)

RG Source
    http://www.smlm.org/manuel/CHAP08.html

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