La Confrérie du Très Saint Rosaire
1. C'est une association qui groupe en une seule et grande famille les fidèles qui entreprennent de réciter au moins une fois par semaine les quinze dizaines du Rosaire. Être membre d'une famille implique le partage entre les membres. Ceux qui se joignent à la Confrérie du Rosaire sont invités à placer dans les mains de Marie, non seulement leurs chapelets, mais aussi la valeur de tous leurs travaux, leurs souffrances et leurs prières, afin qu'elle les distribue selon son gré à tous les autres membres et pour les besoins de l'Église. La Confrérie a été fondée par le dominicain Alain de la Roche en 1470. Sa promotion est une responsabilité spéciale de la famille dominicaine. Pour cette raison, tous ceux qui sont inscrits bénéficient des bienfaits spirituels de l'Ordre.
2. Le fait que saint Louis-Marie de Montfort ne se contenta pas d'appartenir à cette Confrérie, mais qu'il en fut un ardent propagateur, devrait être une inspiration pour les légionnaires. On possède encore le précieux document qui suit: " Nous le Provincial de l'Ordre des Frères Prêcheurs, (Dominicains), certifions et déclarons que Louis-Marie Grignion de Montfort, frère de notre Tiers-Ordre, prêche partout avec beaucoup de zèle, d'édification et de fruit la Confrérie du Rosaire dans toutes les missions qu'il fait continuellement dans les villes et les campagnes."
3. Pour en faire partie, il suffit de se faire inscrire dans le registre d'une église où la Confrérie du Rosaire est canoniquement érigée. Pour obtenir les nombreuses indulgences et les privilèges des membres, on doit réciter au moins une fois par semaine les quinze dizaines du rosaire, en méditant sur chacun des quinze mystères, aussi bien qu'on peut. C'est saint Louis-Marie de Montfort qui disait que " la méditation est l'âme du Rosaire" .
L'obligation de réciter les quinze dizaines une fois par semaine ne lie pas sous peine de péché. Le chapelet quotidien ordinaire remplit grandement cette obligation. Le rosaire en entier n'a pas besoin d'être récité en une seule fois; les dizaines peuvent être récitées une ou plusieurs à la fois, selon qu'il convient. Il n'y a ni réunion ni cotisations obligatoires.
4. Voici quelques-uns des avantages offerts aux confrères du Rosaire:- (a) La protection spéciale de Notre Dame, Reine du Rosaire; (b) une part à toute les bonnes oeuvres et biens spirituels des membres de l'Ordre dominicain et de la Confrérie du Rosaire à travers le monde; (c) après la mort, une part aux prières et suffrages offerts pour les défunts par les confrères vivants; (d) une indulgence plénière le jour de l'inscription ainsi qu'aux fêtes de Noël, Pâques, l'Annonciation (Incarnation du Sauveur), l'Assomption, Notre Dame du Rosaire, l'Immaculée Conception, la Présentation de Notre Seigneur au Temple.
5. Outre les indulgences qu'il est possible de gagner en tant que membre de la Confrérie, une indulgence plénière est attachée à la récitation à la fois de cinq dizaines du chapelet, en méditant sur les mystères, soit dans une église ou un oratoire public, soit en famille, soit dans une communauté religieuse, soit lors de la réunion d'une association pieuse (ce qui inclut la Légion). Une indulgence partielle est attachée à la récitation du chapelet en toute autre circonstance.
6. Les conditions pour gagner une indulgence plénière sont:
(a) la confession sacramentelle -- une seule confession peut satisfaire aussi pour l'obtention de plusieurs indulgences;
(b) la sainte Communion - chaque fois qu'on désire gagner une indulgence plénière;
(c) Aux intentions du Saint-Père - un Pater et un Ave, ou toute autre prière de son choix, satisfera à cette condition. On doit répéter les prières pour l'obtention de chaque indulgence plénière.
(d) être exempt de tout péché ou attachement au péché, même véniel.
" Le saint Rosaire est la plus belle fleur de notre Ordre. Que cette fleur vienne à se flétrir, et l'on verra en même temps pâlir et disparaître le charme et l'éclat de notre Institut. Qu'elle vienne, au contraire, à refleurir, et, tout aussitôt, elle attirera sur nous la rosée céleste, et, communiquant à notre tronc un arôme de grâce, elle lui fera produire, comme d'une racine de piété, des fruits de vertu et d'honneur." (de Monroy, O.P.)