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Table des matières
Abréviations des Livres de la Bible
Abréviations des Documents du Magistère
Pape Jean-Paul II à la Légion de Marie
Note préliminaire
Profil de Frank Duff

Photographies
Frank Duff
L'autel légionnaire
Vexilla

Chapitres
1. Nom et Origine
2. But
3. Esprit de la Légion
4. Le Service légionnaire
5. Les Traits fondamentaux de la Dévotion légionnaire
6. Les Devoirs des légionnaires envers Marie
7. Le Légionnaire et la Sainte Trinité
8. Le Légionnaire et l'Eucharistie
9. Le Légionnaire et le Corps mystique du Christ
10. L'Apostolat de la Légion
11. Plan de la Légion
12. Les Buts extérieurs de la Légion
13. Conditions d'admission
14. Le Praesidium
15. La Promesse légionnaire
16. Autres Degrés d'affiliation
17. Les Âmes des légionnaires défunts
18. Déroulement de la réunion du praesidium
19. La Réunion et le membre
20. Le Système invariable de la Légion
21. Foyer Mystique de Nazareth
22. Les Prières de la Légion
23. Les Prières invariables
24. Les Patrons de la Légion
25. Tableau de la Légion
26. La Tessera
27. Le Vexillum Légionis
28. Gouvernement de la Légion
29. Fidélité légionnaire
30. Rassemblements
31. Extension et recrutement
32. Objections à prévoir
33. Devoirs Fondamentaux des légionnaires
34. Devoirs des Officiers de praesidia
35. Ressources
36. Praesidia qui nécessitent une mention spéciale
37. Suggestions concernant les travaux
38. Les Patriciens
39. Directions Fondamentales pour l'apostolat légionnaire
40. Allez proclamez l'Évangile à toute la création
41. La plus grande d'entre elles, c'est la Charité

Appendices
Appendice 1: Lettres et Messages des Papes
Appendice 2: Extraits de la Constitution dogmatique sur l'Église, Lumen Gentium, du concile Vatican II
Appendice 3: Extraits du Code de droit canonique sur les obligations et les droits des fidèles laïcs du Christ.
Appendice 4: La Légion Romaine
Appendice 5: Confrérie de Marie, Reine des Coeurs
Appendice 6: La Médaille de l'Immaculée Conception appellée la médaille miraculeuse
Appendice 7: La Confrérie du Très Saint Rosaire
Appendice 8: L'enseignement de la doctrine chrétienne
Appendice 9: Association pionnière du Sacré Coeur pour l'abstinence totale
Appendice 10: Étude de la foi
Appendice 11: Synthèse mariale

La prière de St Bernard

Indexes
Index des Références bibliques
Index des Documents du Magistère
Index des Références Papales
Index d'Auteurs et autres Personnes dignes de mention
Index des sujets

Note des références à Notre Seigneur

Poème de Joseph Mary Plunkett


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Chapitre 28

28

GOUVERNEMENT DE LA LÉGION

1. Pour tous les corps administratifs

1. Le gouvernement, tant local que central, de la Légion s'exercera par ses conseils, dont le devoir,à chaque niveau, sera d'assurer l'unité, de préserver l'idéal originel de la Légion de Marie, de conserver dans leur intégrité son esprit, ses règles et ses pratiques, tels qu'ils sont exposés dans le manuel officiel de la Légion, et d'étendre sa présence et son action.

La valeur de la Légion, dans quelque région que ce soit, dépendra de la qualité de ses conseils.

2. Tous les conseils doivent tenir des réunions régulières et fréquentes, c'est-à-dire, en règle générale au moins une fois par mois.

3. Les prières, le cadre et l'ordre des réunions de tout conseil de la Légion sont ceux qui sont prescrits pour le praesidium. Cependant: (a) aucune limite de temps n'est imposée; (b) il n'est pas nécessaire de lire l'instruction permanente; (c) la quête secrète est facultative.

4. Un premier devoir qui s'impose à tout conseil est celui de la soumission au conseil qui lui est immédiatement supérieur.

5. Nul praesidium ni conseil ne s'établit sans la permission expresse du conseil immédiatement supérieur, ou du Concilium Legionis, et sans l'approbation de l'autorité ecclésiastique compétente.

6. Le droit de dissoudre un praesidium ou un conseil déjà existants est réservé à l'évêque du diocèse et au Concilium Legionis conjointement. Par le fait de sa dissolution, un praesidium ou un conseil cesse immédiatement de faire partie de la Légion de Marie.

7. Chaque conseil aura comme Directeur spirituel un prêtre nommé par l'autorité ecclésiastique compétente, pour le temps qu'il plaira à cette même autorité. Il aura une autorité décisive dans toutes les questions morales et religieuses soulevées aux réunions du conseil, et pourra mettre un veto suspensif sur toutes les procédures en attendant d'obtenir la décision de l'autorité qui l'a nommé.

Le Directeur spirituel prend rang d'officier d'un tel conseil et il soutiendra toute autorité légitime de la Légion.

8. Chaque conseil aura aussi un Président, un Vice-Président, un Secrétaire, un Trésorier et tels autres officiers que le conseil immédiatement supérieur jugera nécessaires. Ils seront élus pour une période de service de trois ans, et sont éligibles pour une réélection à la même charge pour un deuxième triennat consécutif (ce qui fait un total de six ans). À l'expiration de ce terme, un légionnaire ne doit pas continuer l'exercice de cette charge.

Quand un officier, pour quelque raison que ce soit, n'accomplit pas ses trois années de service, on considère qu'il les a accomplies, le jour où il se démet. Durant la période non expirée de son premier triennat, il est éligible pour l'élection à la même charge pour une autre période de trois ans, qui sera considérée comme un second terme. Si un officier ne complète pas les trois années d'un second terme, on considère qu'il a servi une période de six ans le jour où il se démet.

Après avoir terminé un second terme d'office, un intervalle de trois ans doit s'écouler avant qu'un légionnaire soit éligible pour l'élection au même office dans le même conseil. Cet intervalle n'est pas requis pour un autre poste dans le même conseil, ou pour quelque poste que ce soit dans un autre conseil.

Tout officier de conseil doit être un membre actif d'un praesidium, et est soumis à l'instruction permanente.

9. L'élévation du statut d'un conseil à un degré supérieur (par exemple de Curia à Comitium, etc.) n'affecte pas la durée du mandat des officiers en charge.

10. Les officiers d'un conseil seront élus au cours d'une réunion ordinaire du conseil par les membres dudit conseil, (c'est-à-dire les officiers de n'importe quels praesidia directement affiliés, les officiers de n'importe quels conseils directement affiliés et les officiers du conseil) qui sont présents. Tout légionnaire est éligible dans une telle élection. S'il est élu et qu'il ne soit pas encore membre du conseil, il le deviendra d'office. Toutes les élections d'officiers seront soumises à la ratification du conseil immédiatement supérieur, mais dans l'intervalle, les personnes élues peuvent exercer les fonctions de leur charge.

11. Les membres seront informés des postes arrivant en fin de mandat ainsi que de la date de l'élection, si possible lors de la réunion précédant l'élection. Il est souhaitable que les candidats soient mis au courant des obligations de la charge.

12. Il est permis de discuter - avec la discrétion qui s'impose évidemment - des aptitudes des candidats. Il est permis également aux officiers d'un conseil, s'ils sont unanimes sur les aptitudes de tel candidat, de déclarer que leur bureau le recommande. Cependant cette recommandation ne doit empêcher ni la présentation d'autres candidats, ni le déroulement normal des élections.

13. L'élection se fait au scrutin secret. On procède comme suit:

Il y a une élection distincte pour chaque fonction, en commençant par la plus élévée. Chaque nom mis de l'avant doit être formellement proposé et appuyé. Si l'on ne présente qu'un seul nom, il est évidemment inutile de voter. Si deux ou plusieurs noms sont formellement proposés et appuyés, on procède au vote. On remet un billet de vote à chacun des membres présents ayant droit de vote, y compris les Directeurs spirituels. Il est important de tenir compte que seuls les membres du conseil ont droit de vote. Quand les noms sont inscrits sur les bulletins, on plie ceux-ci avec soin et les scrutateurs les recueillent. Le nom de l'électeur ne doit pas paraître sur le bulletin.

Si le dépouillement du scrutin donne à l'un des candidats la majorité absolue, c'est-à-dire un nombre de voix supérieur à la somme des voix réunies par les autres, ce candidat est alors déclaré élu. Si personne n'a obtenu la majorité absolue, on donne lecture du scrutin, et l'on vote à nouveau pour les mêmes candidats. Si ce second scrutin ne révèle pas de majorité absolue, le candidat le moins favorisé est éliminé, et l'on vote à nouveau pour les candidats qui restent. Si ce troisième scrutin est également inefficace, on continue ainsi par éliminations successives et par scrutins, jusqu'à ce qu'un candidat ait obtenu la majorité absolue requise.

Une élection ne doit pas se faire à la légère, sous prétexte qu'il s'agit d'élire les officiers d'une organisation spirituelle. Les élections doivent être faites en bonne et due forme, en tenant compte également du secret concernant le vote individuel.

Il est nécessaire de tenir un rapport complet des élections, incluant les noms de ceux qui ont proposé et appuyé une nomination, ainsi que le nombre de votes recueillis par chaque candidat (quand il y a plus d'un candidat), et d'inclure ce rapport dans le procès-verbal de la réunion pour ensuite soumettre le tout au conseil immédiatement supérieur pour fins de ratification.

14. Les officiers d'un praesidium ou d'un conseil sont ses représentants auprès du conseil immédiatement supérieur.

15. L'expérience a démontré que pour un conseil supérieur, la manière la plus efficace de remplir ses fonctions de direction auprès de ses conseils affiliés éloignés, c'est de désigner des correspondants. Le correspondant garde un contact régulier avec le conseil, et selon les procès-verbaux reçus mensuellement, il prépare un rapport devant être présenté à la réunion du conseil supérieur sur demande. Il assiste aux réunions du conseil supérieur et prend part aux délibérations, mais à moins d'être membre du conseil supérieur, il n'a pas le droit de vote.

16. Avec la permission d'un conseil, d'autres personnes, qu'elles soient ou non de la Légion, peuvent assister aux réunions de ce conseil à titre d'invitées, mais elles n'ont pas le droit de vote. De telles personnes sont liées par ce que la réunion a de confidentiel.

17. Les conseils de la Légion sont les suivants: la Curia, le Comitium, la Regia, le Senatus, le Concilium Legionis et autres conseils qui peuvent être établis en accord avec les statuts de la

Légion.

18. Les noms latins des divers conseils correspondent assez bien aux fonctions exercées par chacun d'eux.

Marie est Reine dans la Légion. C'est elle qui appelle ses légionnaires à leur glorieux combat, qui les commande sur le champ de bataille, qui les inspire et qui personnellement les conduit à la victoire. C'est une relation naturelle qui existe entre la Reine et son conseil spécial, ou " Concilium" , qui la représente visiblement et partage avec elle la direction de tous les autres corps administratifs de la Légion.

Les conseils de territoires peu étendus seront essentiellement des corps représentatifs; les conseils les plus élevés le seront moins, parce qu'il est pratiquement impossible d'assurer une assistance complète aux réunions régulières des conseils centraux qui représentent des régions étendues. Ainsi les appellations " Curia" , " Comitium" , " Regia" , et " Senatus" établissent le caractère et la position de ces conseils respectifs et sont appropriés aux territoires qu'ils desservent.

19. Un conseil supérieur peut allier à ses fonctions propres celles d'un conseil inférieur. Un Senatus, par exemple, peut agir également comme une Curia. Ce cumul de fonctions peut être avantageux pour les raisons suivantes:-

(a) D'ordinaire, ce seront les mêmes personnes qui assumeront à la fois l'administration de ce conseil supérieur et celle du conseil régional inférieur. Ce serait pour ces légionnaires une économie de temps si une seule réunion pouvait avoir lieu, tout en atteignant le but de chacune.

(b) Cependant une raison plus importante est à considérer. Il n'est guère possible aux représentants du conseil supérieur, venant d'une région très étendue, d'être présents au complet aux nombreuses réunions qu'ils ont à tenir régulièrement. Il en résulte qu'un petit groupe de légionnaires ardents se trouve chargé d'une lourde responsabilité et d'un surcroît de travail. Inévitablement une bonne partie du travail sera faite avec indifférence ou complètement omise, au grand détriment de la Légion.

Ce cumul de fonctions d'un conseil supérieur et d'un conseil moins élevé assurera une assistance nombreuse et constante. Non seulement les membres s'acquitteront des devoirs propres au conseil inférieur, mais ils s'intéresseront aussi et se formeront au travail du conseil supérieur. Il devient alors possible de demander leur participation, soit dans le travail très important de l'extension et du contrôle, soit dans le travail de bureau du conseil supérieur.

On peut objecter qu'en agissant ainsi, on confie l'administration d'une grande région au conseil d'une région moins étendue. Cela est inexact: en fait, seul le noyau de ce conseil supérieur a la charge de la petite région. Les délégués des divers conseils affiliés ont le devoir d'assister aux réunions, et ils s'en acquittent sans doute de leur mieux consciencieusement. On a suggéré que le conseil supérieur fonctionne séparément et se borne à tenir, disons, quatre réunions par année. De cette manière, on pourrait assurer une plus grande assistance de représentants. Pareille suggestion, loin de favoriser les intérêts d'un gouvernement représentatif, les desservirait; car dans les longs intervalles entre ses réunions, en effet, ce conseil devra forcément se décharger de ses fonctions sur les officiers et donc n'exercer que nominalement ses fonctions administratives. Conséquemment, les membres perdent bientôt le sens de leurs responsabilités et de tout réel intérêt dans le travail du conseil.

De plus, un conseil qui se réunirait si rarement ressemblerait plutôt à un congrès qu'à un conseil. Il lui manquerait les qualités requises pour gouverner, dont les principales sont le sens de la continuité et celle de la proximité mentale du travail d'administration et de ses problèmes.

20. Tout légionnaire a le droit de s'adresser confidentiellement à sa Curia ou à tout conseil légionnaire supérieur. En traitant les affaires qui lui sont ainsi communiquées, le conseil usera de prudence et, bien entendu, respectera la position et les droits de tout groupe légionnaire subordonné. On peut objecter que dépasser la voie normale de communication avec les conseils supérieurs, c'est-à-dire par l'intermédiaire du corps dont on fait partie, (praesidium ou conseil) constitue un acte de déloyauté. Ce n'est pas juste. Il faut faire face à la réalité. Pour diverses raisons, les officiers s'abstiennent parfois de mettre leurs conseils supérieurs au courant de certaines affaires dont ils devraient leur rendre compte. Dans ces conditions - et s'il ne se présente aucune autre voie d'information - les conseils supérieurs seraient privés de renseignements nécessaires. Chaque conseil a le droit - sans lequel il ne saurait fonctionner normalement - d'avoir connaissance de ce qui se passe réellement dans le secteur dont il a la charge et ce droit essentiel doit être sauvegardé.

21. L'obligation d'aider financièrement le conseil immédiatement supérieur incombe à chaque groupement légionnaire. À ce sujet, voir les chapitres 34 et 35.

22. La discussion franche et libre de ses affaires et de ses problèmes constitue l'essence même d'un conseil légionnaire. Ce dernier n'est pas seulement un organe chargé d'exercer un contrôle ou de prendre des décisions, c'est aussi une école d'officiers. Mais comment ceux-ci recevront-ils une formation en l'absence de toute discussion, si les principes de la Légion et son idéal ne sont jamais évoqués? D'autre part, cette discussion doit être générale. Sous aucun prétexte, un conseil ne doit ressembler à un théâtre où une infime minorité joue un rôle devant un auditoire silencieux. Le conseil ne fonctionne pleinement que si tous les membres y apportent leur contribution. Un membre ne fonctionne pas dans le conseil s'il n'y joue pas une part active. Il peut recevoir quelque chose du conseil, s'il écoute attentivement, mais il ne lui apporte rien en retour. Il peut même partir de la réunion l'esprit vide, en raison du fait psychologique que l'inertie endort la mémoire. Le membre habituellement silencieux au conseil ressemble à une cellule inerte du cerveau ou du corps humain, qui retient en elle quelque chose dont le corps a besoin, qui trahit sa fonction et qui devient ainsi un danger latent pour la personne. Il serait regrettable qu'un membre devienne ce danger pour le conseil légionnaire, qu'il désire tellement servir. Là ou l'activité est d'une importance vitale, la passivité est comme la carie; et la carie tend à se répandre.

Il faut donc ériger en principe qu'aucun membre ne doit demeurer passif. Chacun est tenu d'apporter sa pleine contribution à la vie de l'organisme, non seulement par sa présence et son attention, mais encore par ses interventions. Pour superflue qu'elle puisse paraître, la remarque suivante est faite à bon escient: chaque membre devrait faire au moins une intervention au cours d'une année. Chez les personnes timides, tout se ligue contre l'idée de prendre la parole. Elles doivent vaincre cette répugnance, et faire preuve de ce courage sur lequel la Légion doit pouvoir compter en toute circonstance.

À ce qui précède, on peut riposter qu'il serait impossible à chacun d'intervenir au cours de la même réunion. Mais nous traiterons ce problème lorsqu'il se présentera et nul doute que c'est le cas. Ordinairement, c'est le contraire qui arrive, c'est-à-dire une participation inadéquate, toutes les interventions venant de quelques membres à la parole trop facile. Parfois le silence de la majorité est masqué par l'éloquence de quelques-uns. Le Président, beaucoup trop souvent, empêche les autres de s'exprimer, en parlant trop lui-même. On doit éviter à tout prix l'atmosphère étouffante de la voix unique. Quelquefois le Président s'en excuse, en alléguant que s'il ne parlait pas, le silence serait total. C'est peut-être vrai, mais il ne doit pas craindre le moment de silence. Ce silence serait la plus éloquente invitation faite aux membres de ranimer le conseil par les transfusions de leurs voix. Ce serait pour les plus timides une assurance que maintenant leur tour est venu; maintenant, en s'exprimant eux-mêmes, ils n'empêchent personne de parler.

Le Président doit se fixer résolument pour ligne de conduite de ne prononcer aucun mot qui ne soit nécessaire. C'est de ce point de vue qu'il devrait analyser sa manière de procéder à la réunion.

23. Pour assurer le succès d'une réunion, on ne doit pas parler sur un ton de défi; ni poser une question sans ajouter une suggestion de réponse; ni soulever une difficulté sans essayer de la résoudre. Des propos négatifs ne valent guère mieux que le silence destructeur.

24. Gagner la bienveillance plutôt qu'imposer ses vues, telle doit être la note dominante de toute réunion de la Légion. En emportant de force une décision hâtive, on risque de créer deux partis: une minorité et une majorité victorieuse, toutes deux irritées et obstinées dans leurs différences. Au contraire, les décisions qui sont prises après un examen patient et un large échange de vues, seront accueillies par tous, et dans un tel esprit que les perdants acquerront du mérite de leur défaite, et que les gagnants n'en perdront pas dans leur victoire.

Ainsi donc, quand surgissent des différences d'opinion, ceux qui forment manifestement la majorité doivent montrer une patience totale. Ils peuvent avoir tort, et il serait très regrettable qu'ils fassent passer une proposition fautive. Mieux vaudrait, si possible, remettre la décision à une réunion suivante, et peut-être à un plus long terme, afin de permettre un examen plus approfondi. On devrait présenter aux membres toutes les données du problème discuté, leur apprendre à prier pour obtenir la lumière. Tous doivent se rendre compte que ce n'est pas le triomphe d'une opinion qui est en jeu, mais une recherche du bon vouloir de Dieu sur le point en litige. De cette manière, on arrive presque toujours à faire l'unanimité.

25. Si les intérêts de l'harmonie sont surveillés avec tant de vigilance au sein du praesidium, alors que les divergences d'opinion ne se produisent que rarement, quelle circonspection ne faut-il pas apporter dans les conseils; parce que:-

(a) Les membres y sont moins habitués à travailler ensemble.

(b) Les divergences d'opinions sont nombreuses, l'une des principales attributions des conseils étant de régler ces différends. L'examen de travaux inédits, les efforts faits pour obtenir un plus haut degré d'excellence, les questions de discipline en général, la recherche d'une solution aux déficiences - tout concourt à créer des divergences de vues qui risquent de se développer de façon regrettable.

(c) Quand les membres sont réunis en grand nombre, il est trop facile d'en trouver quelques-uns, excellents travailleurs au demeurant, mais trop personnels. Ils exercent sur l'assemblée une influence fâcheuse. Leur capacité de travail leur assure un certain ascendant. Ils en profitent pour créer une atmosphère de dispute, qui dégénère parfois en ressentiment. Ainsi le conseil qui devrait être pour les conseils inférieurs un modèle vivant de fraternité et de méthode dans la conduite des affaires, finit par donner le mauvais exemple à tous les légionnaires. Le coeur est en train d'insuffler une aigreur qui circulera bientôt dans la Légion entière.

(d) Les fausses loyautés agissent si souvent, c'est-à-dire une tendance à rompre une lance avec un conseil voisin ou même supérieur, lequel, à ce qu'on prétend, outrepasse ses pouvoirs ou agit indignement. (Il est si facile de formuler adroitement une accusation plausible et de la faire accepter!)

(e) " Jamais les hommes ne s'assemblent en grand nombre sans que la passion, la volonté propre, l'orgueil et l'incrédulité qui sommeillent plus ou moins en chacun de nous, ne s'enflamment et ne deviennent un élément constitutif de leur union. Si croyant que soit un peuple, si fervents et si dévoués aux intérêts religieux que soient certains hommes, ils manifestent rapidement lorsqu'ils forment un groupe, la faiblesse innée de la nature humaine; et dans leur esprit et leur conduite, dans leurs paroles et leurs actes, ils sont en sérieux contraste avec la simplicité et la droiture chrétiennes. Cet ensemble de tendances relève de ce que les écrivains sacrés appellent " le monde" , contre lequel ils nous mettent en garde; et la description qu'ils en font s'applique à des degrés divers à tout rassemblement et à tout groupe d'hommes, qu'ils soient riches ou pauvres, qu'ils appartiennent au monde officiel ou à une profession libérale, qu'ils soient clercs ou laïcs." (Cardinal Newman: Dans le monde)

Voilà des paroles surprenantes, mais elles viennent d'un profond penseur. Saint Grégoire de Naziance dit la même chose en termes différents. Quand on analyse cette affirmation si étrange, on constate qu'elle se résout ainsi: le " monde" , c'est le manque de charité; la charité est faible en nous; cette faiblesse peut être atténuée dans une certaine mesure par des liens de parenté, d'intimité ou d'amitié (relations propres à des groupes réduits); mais dès que l'assemblée devient nombreuse et que la critique et le désaccord apparaissent, les faiblesses de cette charité éclatent au grand jour avec des résultats très malheureux. " Dieu lui-même et la charité sont une seule et même réalité" , dit saint Bernard. " Là où la charité ne règne pas, les passions et les concupiscences de la chair prennent le dessus. Si le flambeau de la foi n'est pas allumé au feu de la charité, il ne brûlera jamais assez longtemps pour nous guider vers le bonheur éternel...Il n'y a pas de vertu véritable sans la charité."

Cette mise en garde peut sembler inutile à certains légionnaires, portés à croire que parmi eux un tel danger " n'arrivera jamais" .

Il peut arriver, et il arrivera si, dans leurs réunions, on manque à la charité, si on laisse s'affaiblir l'esprit de foi. La vigilance ne doit jamais se relâcher. L'histoire nous raconte que la Légion romaine ne passait jamais une nuit, même dans ses plus longues marches, sans établir un camp retranché, fortifié avec soin; et cela même si c'était pour une seule nuit, même si l'ennemi était encore éloigné et même en temps de paix. En se rapprochant de cette discipline rigoureuse, la Légion s'appliquera à protéger ses camps, (c'est-à-dire ses assemblées), contre l'invasion possible de ce fatal esprit " du monde" . Elle y réussira en éloignant toute parole et attitude contraires à la charité, et en général, en imprégnant ses réunions de l'esprit de prière et de fidélité totale à la Légion.

" La grâce, aussi bien que la nature, a ses sentiments et ses affections, elle a son amour, son zèle, ses espérances, ses joies, ses douleurs. Or, ces 'sentiments' de la grâce ont toujours existé très parfaitement en notre bienheureuse Dame, qui vivait beaucoup plus de la vie de la grâce que de celle de la nature. La vaste majorité des fidèles sont plutôt en état de grâce que dans la vie de la grâce. Bien différemment d'eux la sainte Vierge a toujours été dans la grâce et - plus que cela - dans la vie de grâce, et dans la perfection même de cette vie de grâce, pendant tout le temps de son séjour sur la terre." (Gibieuf: De la Vierge souffrante au pied de la Croix)

2. LA CURIA ET LE COMITIUM

1. Quand deux ou plusieurs praesidia ont été établis dans une même ville ou un district, on devra former un corps d'administration appelé Curia. La Curia se compose de tous les officiers (y compris les Directeurs spirituels) des praesidia de son territoire.

2. S'il s'avère nécessaire d'accorder à une Curia, en plus de ses fonctions propres, certains pouvoirs de contrôle sur une ou plusieurs Curiae, cette Curia supérieure porte le nom plus particulier de Comitium.

Le Comitium n'est pas un conseil nouveau. Il continue d'agir comme une Curia pour son propre territoire et de diriger les praesidia qui lui sont rattachés. En outre, il exerce un contrôle sur une ou plusieurs Curiae.

Chaque Curia et praesidium qui relèvent directement d'un Comitium ont le droit d'y être pleinement représentés.

Pour décharger les représentants d'une Curia du besoin d'assister à toutes les réunions du Comitium (ce qui, ajouté aux réunions de leur propre Curia, pourrait être un fardeau injustifié), il serait admissible de traiter des affaires de cette Curia et de n'exiger l'assistance de ses représentants qu'à toutes les secondes ou troisièmes réunions du Comitium.

D'ordinaire, un Comitium ne couvrira pas une plus grande étendue que celle d'un diocèse.

3, Le Directeur spirituel sera nommé par l'Ordinaire du diocèse où la Curia (ou le Comitium) est implantée.

4. La Curia exercera l'autorité sur ses praesidia, selon les statuts de la Légion. Elle nommera leurs officiers (autres que le Directeur spirituel), et contrôlera la durée de leur mandat.

Quant au mode de nomination, voir le paragraphe 11 du chapitre 14, Le Praesidium.

5. La Curia veillera à ce que les règlements soient observés scrupuleusement par les praesidia et leurs membres.

Les points suivants constitueront des obligations importantes du travail d'une Curia:

(a) La formation et la supervision des officiers dans l'accomplissement de leurs devoirs et dans la direction générale de leurs praesidia.

(b) L'exigence d'un rapport au moins annuel de chaque praesidium.

(c) L'échange des expériences.

(d) L'examen de nouveaux travaux.

(e) La recherche d'un haut niveau d'excellence.

(f) Le soin de s'assurer que chaque légionnaire s'acquitte de façon satisfaisante du travail obligatoire prescrit.

(g) L'extension de la Légion et l'encouragement donné aux praesidia pour le recrutement des auxiliaires, (incluant la manière de les traiter et leur organisation).

Conséquemment, il est clair que pour remplir convenablement leurs fonctions, la Curia et surtout ses officiers ont besoin d'un haut degré de force morale.

6. Le sort de la Légion est entre les mains de ses Curiae, et son avenir dépend de leur développement. Sa condition reste précaire dans un district, tant qu'une Curia n'y aura pas été établie.

7. Les Légionnaires de moins de 18 ans ne peuvent siéger dans une Curia d'adultes. Cependant si la Curia le juge à propos, elle peut établir une Curia de Jeunes, sous sa dépendance.

8. Il est absolument essentiel que les officiers de la Curia, et en particulier son Président, soient d'un accès facile, de sorte que les légionnaires soumis à cette Curia puissent exposer de vive voix toutes leurs difficultés, proposer leurs suggestions et les entretenir d'autres affaires qui ne sont pas encore mûres pour une décision publique.

9. Il est souhaitable que les officiers et particulièrement le Président, soient en mesure de consacrer beaucoup de temps aux devoirs de leurs positions, dont tant de choses dépendent.

10. Lorsqu'un grand nombre de praesidia relèvent d'une Curia, il est inévitable que le nombre des représentants devienne considérable. Il pourra en résulter des inconvénients, concernant les services et la perfection administrative, mais la Légion croit que ces inconvénients seront amplement compensés sous d'autres aspects. La Légion attend de ses Curiae un service qui dépasse celui d'un simple organisme administratif. Chaque Curia est le coeur et le cerveau du groupe de praesidia qui y sont attachés. Étant le centre de l'unité, il s'ensuit que plus nombreux seront les liens (c'est-à-dire les représentants) qui l'unissent à chacun des praesidia, plus cette unité sera forte, plus les praesidia pourront reproduire avec certitude l'esprit et les méthodes de la Légion. C'est seulement aux réunions des Curiae qu'on peut connaître à fond tout ce qui concerne l'essence de la Légion et en discuter convenablement. Les conclusions de ces travaux seront ensuite transmises aux praesidia et communiquées aux membres.

11. La Curia verra à ce que chacun des ses praesidia soit régulièrement visité, si possible deux fois par an, en vue de les encourager et de s'assurer que tout se passe dans l'ordre. Il est important que ce devoir ne soit pas rempli dans un esprit de suspicion et de critique, de peur que les légionnaires visités ne finissent par redouter la venue des visiteurs, et de recevoir leurs avis avec ressentiment, mais qu'on agisse, au contraire, dans un esprit d'affection et d'humilité qui donne à penser que les visiteurs s'attendent à recevoir des praesidia autant qu'ils leur apportent.

Le praesidium doit être prévenu de cette visite au moins une semaine à l'avance.

Parfois on entend dire que cette visite est prise en mauvaise part et considérée comme une " ingérence extérieure" . Une telle attitude manque de respect à l'égard de la Légion, dont les praesidia ne sont que des parties, et des parties qui devraient être loyales. La main peut-elle dire à la tête: " Je n'ai pas besoin de ton aide" ? De plus, c'est faire preuve d'ingratitude, car ces unités doivent leur existence même à cette " ingérence extérieure" . C'est faire preuve d'inconséquence, car ils acceptent de bon coeur et comme des bienfaits l'intervention de la direction centrale. C'est également insensé, car ils s'érigent ainsi contre l'expérience universelle. C'est la leçon de toute société organisée (qu'elle soit religieuse, civile ou militaire) qu'une reconnaissance généreuse, compréhensive et pratique du " principe central" est essentielle au maintien de l'esprit et de l'efficacité. Une visite régulière des diverses unités d'une organisation est une part très importante de l'application de ce principe, et nulle autorité soucieuse de ses responsabilités ne néglige un tel devoir.

Cependant, outre que la visite de la Curia soit nécessaire à la santé générale, chaque praesidium devrait se rappeler que cette visite fait partie de la Règle, et qu'alors il devrait insister pour que la Curia ne la néglige pas. Il va sans dire qu'on doit accueillir cordialement les visiteurs.

À l'occasion de cette visite, les différentes listes des membres, les registres du Secrétaire et du Trésorier, la Feuille de Travail et les autres détails de l'organisation du praesidium doivent être examinés afin de s'assurer que tout est bien tenu, et que la Promesse légionnaire a été faite par chaque membre ayant rempli les conditions de la période de probation.

Cet examen devrait être fait par deux représentants de la Curia. Il n'est pas nécessaire qu'ils soient officiers: des légionnaires expérimentés peuvent être désignés. Les visiteurs doivent soumettre aux officiers de la Curia un rapport écrit du résultat de leur examen. Le Concilium peut fournir un modèle de ce genre de rapport.

Les défectuosités relevées ne devraient pas faire aussitôt l'objet d'une observation publique, que ce soit au praesidium même ou à la Curia. Les visiteurs devraient en discuter avec le Directeur spirituel et le Président du praesidium. Si cela ne donne pas satisfaction,l'affaire devrait être soumise à la Curia.

12. Par rapport à ses membres, la Curia se trouve pratiquement dans la même situation qu'un praesidium à l'égard de ses membres. En conséquence, tout ce que renferment les pages concernant la présence et la conduite des légionnaires à leurs réunions de praesidium, s'applique également aux réunion de la Curia. Le plus grand zèle manifesté par ailleurs ne saurait compenser la négligence apportée par les officiers dans l'assistance aux réunions de la Curia.

13. La Curia se réunira aux temps et lieux fixés par elle-même, avec l'approbation du conseil immédiatement supérieur. Ces réunions, si possible, devraient être tenues au moins une fois par mois. Voir les raisons de cette fréquence: section 1, paragraphe 19 du présent chapitre.

14. Un ordre du jour de la réunion sera préparé à l'avance par le secrétaire, d'entente avec le Président, puis communiqué à chacun des Directeurs spirituels et à chaque Président avant la réunion du praesidium qui précède immédiatement la réunion de la Curia. Les Présidents de praesidia devront aviser les autres officiers de leur praesidium respectif.

Cet ordre du jour devrait être provisoire et on devrait laisser aux membres, autant que possible, la liberté de soulever d'autres problèmes.

15. La Curia doit veiller avec vigilance à ce que les praesidia ne s'écartent pas de leur mission propre, par la distribution de biens purement matériels, ce qui marquerait la fin de tout travail légionnaire efficace. L'examen périodique des relevés de comptes des trésoriers aidera la Curia à discerner les débuts d'une tendance irrégulière sur ce point.

Le Président (et naturellement tous ceux qui détiennent une part d'autorité) devraient veiller à ne pas tomber dans un défaut excessivement commun, celui de se réserver jusqu'au plus infime détail de responsabilité. Un résultat d'une telle tendance sera le ralentissement du travail. Cela peut même paralyser toute l'organisation dans les grands centres où la somme de travail est considérable. Plus le goulot de la bouteille est étroit, plus lentement se versera son contenu, jusqu'à ce que parfois, perdant patience, les gens cassent ce goulot.

Un autre grave inconvénient c'est celui de refuser le partage des responsabilités avec ceux qui sont capables de les assumer. Cela est injuste en même temps envers ces personnes et envers toute la Légion. Cet exercice d'un certain degré de responsabilité est nécessaire au développement de grandes qualités chez l'être humain. La responsabilité, en effet, peut transformer en or du simple sable.

Le Secrétaire ne doit pas être limité au seul travail de bureau, ni le trésorier à la tenue des comptes. À tous les officiers, et même aux personnes âgés et à tous les sujets d'avenir, on devrait confier certains champs d'activité, d'initiative et de contrôle, pour lesquels - sous la dépendance évidemment de l'autorité supérieure -ils seront tenus responsables. Le but ultime de cette démarche doit être de développer en chaque légionnaire un sens de responsabilité à l'égard de la bonne marche et de l'extension de la Légion, comme un puissant moyen de secourir les âmes.

" Toutes les oeuvres de Dieu sont fondées sur l'unité, puisqu'elles sont fondées sur lui-même, qui est l'unité étonnamment simple et transcendante entre toutes les unités possibles. Dieu est on ne peut plus Un; et comme il est également multiforme dans ses attributs et ses actes, tels qu'ils se présentent à notre esprit, il s'ensuit que l'ordre et l'harmonie doivent être de son essence." (Cardinal Newman: L'Ordre, Témoin et Instrument de l'Unité. Cette citation et les trois prochaines forment, dans l'original, un seul passage)

3. LA REGIA

1. La Regia est un conseil désigné par le Concilium pour exercer l'autorité sur la Légion de Marie dans une vaste région; elle vient après le Senatus. C'est le Concilium qui décide si une Regia sera directement affiliée au Concilium ou à un Senatus.

2. Quand le statut de Regia a été conféré à un conseil existant, ce conseil continuera d'exercer ses fonctions précédentes en plus de ses nouvelles responsabilités (voir section 1, paragraphe 19 du présent chapitre sur le Gouvernement de la Légion).

Une Regia se compose de:

(a) les officiers de chaque corps légionnaire directement affilié à la Regia et

(b) les membres du conseil promu au statut de Regia, si tel est le cas.

3. Le Directeur spirituel d'une Regia sera nommé par les Évêques des diocèses sur lesquels la Regia exerce sa juridiction.

4. L'élection d'officiers des conseils directement affiliés doit être ratifiée par la Regia. Ces officiers ont le devoir d'assister aux réunions de la Regia, à moins que les circonstances (c'est-à-dire la distance, etc.) ne les en empêchent.

5. L'expérience a démontré que pour la Regia, la nomination de correspondants était le moyen le plus efficace d'assurer la surveillance de ses conseils affiliés éloignés. Le correspondant permet de rester en contact régulier avec le conseil, et s'inspirant des procès-verbaux reçus mensuellement, il prépare un rapport à présenter à la réunion de la Curia, sur demande. Il assiste aux réunions de la Curia et prend part aux délibérations mais, à moins qu'il ne soit membre de la Regia, il n'a pas le droit de vote.

6. Une copie du procès-verbal des réunions de la Regia devrait être envoyée au conseil auquel elle est directement affiliée.

7. Tout changement proposé dans la composition de la Regia qui affecterait d'une manière significative le noyau d'assistance à la réunion, requerrait une sanction formelle du Concilium, que la Regia soit directement affiliée au Concilium ou à un Senatus.

8. À l'époque romaine, la Regia était la résidence et le centre administratif du Pontifex Maximus; plus tard, ce terme désignait la capitale ou la cour du roi.

" Être multiple et distinct dans ses attributs, et cependant, après tout, n'être qu'un - être la sainteté, la justice, la vérité, l'amour, la puissance, la sagesse, être en même temps chacune de ces perfections aussi pleinement que s'il n'était qu'une d'entre elles, et que les autres n'existassent point - voilà qui indique dans la Nature divine un ordre infiniment souverain et tout à fait incompréhensible; et cet ordre est un attribut aussi merveilleux que tout autre, et la conséquence de tous les autres." (Cardinal Newman: L'Ordre, Témoin et Instrument de l'Unité)

4. LE SENATUS

1. Un Conseil désigné par le Concilium pour exercer l'autorité de la Légion de Marie dans un pays s'appellera Senatus. Il doit être affilié directement au Concilium.

Dans les pays où en raison de leur étendue ou pour d'autres motifs, un seul Senatus serait insuffisant, deux Senatus ou plus peuvent être approuvés, chacun d'eux dépendra directement du Concilium et exercera l'autorité de la Légion sur la région qui lui est assignée par le Concilium.

2. Quand un conseil existant a été élevé au statut de Senatus, il continuera d'exercer les mêmes fonctions en plus de ses nouvelles responsabilités. (voir section 1, paragraphe 19 du présent chapitre sur Le Gouvernement de la Légion).

Le Senatus se composera ainsi:- (a) les officiers de tous les groupes légionnaires directement affiliés au Senatus et (b) les membres du conseil promu au statut de Senatus, si tel est le cas.

3. Le Directeur spirituel d'un Senatus sera nommé par les Évêques des diocèses où ce Senatus exerce son autorité.

4. Les élections d'officiers de conseils directement affiliés sont soumises à la ratification du Senatus. Ces officiers ont le devoir d'assister aux réunions du Senatus, à moins que des circonstances (par exemple, la distance, etc.) les en empêchent.

5. L'expérience a démontré que la nomination de correspondants constituait le moyen le plus efficace pour le Senatus, d'assurer la surveillance de ses conseils éloignés. Le correspondant permet de rester en contact régulier avec le conseil, et s'inspirant des procès-verbaux reçus mensuellement, il prépare un rapport à présenter à la réunion du Senatus sur demande. Il assiste aux réunions du Senatus, et prend part aux délibérations mais, à moins qu'il ne soit membre du Senatus, il n'a pas le droit de vote.

6. Une copie des procès-verbaux des réunions du Senatus devrait être envoyée au Concilium.

7. Tout changement proposé dans la composition du Senatus qui affecterait significativement le noyau d'assistance à la réunion doit être formellement sanctionné par le Concilium.

" Dieu est une loi infinie, aussi bien qu'une puissance, une sagesse et un amour infinis. De plus, l'idée même d'ordre implique l'idée de subordination. Si l'ordre existe dans les Attributs divins, ceux-ci doivent avoir des rapports entre eux, et bien que chacun d'eux soit parfait en lui-même, il doit agir de manière à ne pas porter atteinte à la perfection des autres, et doit sembler leur céder en certaines occasions particulières." (Cardinal Newman: L'Ordre, Témoin et Instrument de l'Unité)

5. LE CONCILIUM LÉGIONIS MARIAE

1. Il existera un Conseil central, qui s'appellera Concilium Legionis Mariae, et sera investi de la suprême autorité administrative de la Légion. (Les droits de l'Autorité ecclésiastique étant sauvegardés, tels qu'ils sont prévus en ces pages),le Conseil central possèdera seul le droit d'établir des règlements, de les modifier ou de les interpréter; d'établir ou de supprimer des praesidia et des conseils subordonnés, en quelque endroit que ce soit; de déterminer sur tous les points les directives de la Légion, de régler tous les différends et les appels, ainsi que les questions concernant l'affiliation, et tous les points relatifs à l'opportunité des travaux à entreprendre ou à la manière de les exécuter.

2. Le Concilium Legionis Mariae se réunit mensuellement à Dublin, en Irlande.

3. Le Concilium peut déléguer une partie de ses attributions à ses conseils subordonnés ou à des praesidia particuliers, et il peut en tout temps modifier l'étendue de cette délégation.

4. Le Concilium peut unir à ses fonctions propres celles d'un ou de plusieurs conseils subordonnés.

5. Le Concilium Legionis Mariae sera composé des officiers de chaque groupement légionnaire directement affilié au Concilium. Les officiers des Curiae d'adultes de l'Archidiocèse de Dublin forment le noyau d'assistance aux réunions du Concilium. À cause de la distance, etc, l'assistance régulière aux réunions du Concilium est impossible pour une grande majorité d'autres corps légionnaires. Le Concilium se réserve le droit de varier la représentation des Curiae de Dublin.

6. Le Directeur spirituel du Concilium sera désigné par la Hiérarchie de l'Irlande.

7. Les élections d'officiers des conseils directement affiliés sont soumises à la ratification du Concilium.

8. Le Concilium nomme des correspondants pour remplir ses fonctions de surveillance des conseils éloignés. Le correspondant permet de rester en contact régulier avec le conseil, et s'inspirant des procès-verbaux reçus mensuellement, il prépare un rapport à présenter à la réunion du Concilium sur demande. Il assiste aux réunions du Concilium et prend part aux délibérations mais, à moins d'être membre du Concilium, il n'a pas le droit de vote.

9. Les représentants dûment autorisés du Concilium peuvent aller dans toute région légionnaire pour y visiter les groupements de la Légion, se livrer au travail de la propagande et, en général, exercer les fonctions qui sont propres au Concilium.

10. Seul le Concilium Legionis Mariae possède le droit de modifier le manuel dans le cadre de la Constitution et des règles de la Légion.

11. En ce qui concerne la Constitution et les règles, aucun changement ne peut être fait sans l'assentiment de la grande majorité des corps légionnaires. Ceux-ci seront prévenus par leurs conseils respectifs de tout changement proposé dans les statuts; on leur accordera le temps suffisant pour faire connaître leur point de vue sur le sujet. Ils peuvent communiquer cet avis, soit par leurs représentants lors de la réunion du Concilium, soit par écrit.

" Ainsi la puissance de Dieu est vraiment infinie, et cependant elle est subordonnée à sa sagesse et à sa justice; pareillement, sa justice est infinie, et pourtant elle aussi est subordonnée à son amour; son amour, à son tour, est infini, mais il est subordonné à son incommunicable sainteté. Il y a accord entre les attributs, de telle sorte qu'ils ne se trouvent pas mutuellement en conflit, car chacun d'eux est suprême dans son domaine: ainsi une infinité de perfections infinies, chacune d'elles agissant dans son ordre, se rassemblent dans l'unité infiniment simple de Dieu." (Cardinal Newman: L'Ordre, Témoin et Instrument de l'Unité)

RG Source
    http://www.smlm.org/manuel/CHAP28.html

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